Le regard des lecteurs

Temps de Pause et Chuchotemets

par Claire Sablayrolles   

Après le salon du livre de Locminé mercredi 27 juillet

Je suis ravie d'avoir fait votre connaissance et de ces quelques mots échangés mercredi soir.

Voilà, j'ai refermé les boîtes, et je vous livre ce que m'a inspiré ma lecture.

La boîte est là, posée, attendant qu'on s'y attarde... Je l'observe, l'ouvre, la referme.. l'ouvre, la referme... un geste, le son du couvercle, l'air qui se déplace et le rouge dévoilé. Les sens sont en éveil. 

Ce livre est d'abord un bel objet, un écrin pour des mots, des instants posés sur le papier.

J'ai gardé de l'enfance le goût de soigner chaque moment de lecture, comme pour un rendez-vous avec une histoire, des personnages, comme on se prépare pour un voyage , je me prépare à la lecture. 

Votre livre je l'ai abordé ainsi, confortablement installée, à la différence que la rencontre avec l'auteure la veille, donne plus encore l'impression qu'une main est tendue ... Je me laisse entraîner, nouant le geste à la lecture, puisqu'ici chaque fin de chapitre nous invite à tendre la main pour cueillir dans la boîte le chapitre suivant, comme on pioche une friandise pressé d'en découvrir la saveur.

J'ai plongé dans vos récits, à la rencontre de Jeanne, Edouard, Alfred, Louise, Francine.... Des histoires courtes, des récits ciselés, une sensibilité.

A chaque nouvelle ce sont des visages, des images, des lumières, des lueurs, le souffle de l'air , une atmosphère.. Rencontre, départ, séparation, rupture, l'absence se déclinent au fil des pages, des instants de vie, dévoilant subtilement les sentiments qu'ils font naître. Et la fin survient, surprend ; une balle, un souffle, un point nous laissent en suspens.

J'ai aimé, j'ai beaucoup aimé voyager de nouvelle en nouvelle, découvrir vos personnages, leurs histoires.

J'ai aimé votre style, les histoires courtes qui insufflent un rythme, une temporalité .

J'ai aimé l'originalité du coffret, qui ouvre sur d'autres facettes de votre créativité, que j'ai très envie de découvrir.

Au plaisir de vous relire, 

Claire.

                                   

 

 

L’univers de Kama avec Olivier Yves Vincello

Un grand, très grand merci pour votre prestation, magnifique interprétation, le rêve, le paranormal, la vie, bref, des moments où le temps s'est arrêté.

Si ce n'est pas le paradis, cela lui ressemble !

Continuez, faites-nous le plaisir, permettez-nous de nous évader, pour mieux supporter la réalité !

Bravo, bravo, bravo !

Johanna Lamon

 

J'ai pris un peu de recul, après ces quelques heures passées à  " L'Univers de Kama ".......

Je peux librement m'exprimer à l'heure actuelle, où, à la suite de cette belle rencontre, tu as su, grâce à la puissance des mots, au pouvoir naturel de rêver et de plaire, d'ouvrir tout grand l'esprit aux transports des pensées, que sont chacun des mots, écrits ou prononcés.

Ces instants de confidence m'ont poussée à l'abandon, et à l'oubli de soi, j'ai entendu des mots doux et tranchants, mêlés d'espoirs pour noyer nos malheurs...

MERCI de ces moments de grâce Clairette, continue à nous mener toutes et tous dans cet élan naturel de partage et d'ouverture par notre belle langue Française qui nous unit par-delà les frontières.

Nicole Dupuis

 

                       Au El Lindo Café à Narbonne

Merci Clairette pour ce partage, ainsi que pour les organisateurs et le lieu d'accueil que je trouve très convivial ainsi que les personnes qui étaient présente...s (chaleur, bonne humeur, gentillesse).. Ton travail mériterait qu'on s'y attarde plus pour y puiser inspiration et respiration. Merci aussi pour ton travail d'écriture, très personnel, une forme originale illustrée par tes collages qui laisse le lecteur au bord de quelques précipices à "meubler" après lecture pour s'y raccrocher et ne pas rester en vain à rester saisi par la fulgurance de certaines images pas toujours faciles à garder au bord des yeux. Au plaisir de découvrir encore une suite...

Coralie Adato

 

 Hier j'ai passé un moment avec Jeanne, Edouard, Francine et Roger, j'ai de la chance maintenant ils vivent avec moi, je vais pouvoir les inviter à ma convenance, en ouvrant "Temps de pause" le recueil de Clairette Gras acquis vendredi lors de l'inauguration de son expo de collages.

 J'adhère à votre vision Clairette. Continuez, vous nous faites du bien...

Laure Juin Rimbert

 

L’écriture de clairette Gras est une amende douce amère, amertume de la vie , de ses déceptions et de ses tristesse, de la douleur des ruptures mais aussi de la douceur de l’enfance, de l'amour et de ses petits instants magiques et drôles qui éclaboussent notre mémoire d’éclats de bonheur.
 De la terrasse d un café, sur les quais d une gare, Ces temps de pause, comme une faille temporelle, un arrêt sur image, Clairette les restitue avec la délicatesse d un peintre japonais, maniant la palette subtile des estampes.
 
Valeria  J.Campanile
Auteur de littérature de l’imaginaire

 

Ce recueil je le parcours, d’abord studieux, une histoire après l’autre, peut-être y- a-t-il une progression, une logique, un fil narratif qu’il me faut apprendre pour bien cerner le propos. Je chemine au long des mots.

La forme et le style me font penser à quelqu’un qui m’accompagne depuis très longtemps, j’aime cette façon de faire de l’écrit, c’est la façon américaine des « short stories ». On est dans l’essence de la chose, pas dans l’académisme, la liberté est totale et permet au lecteur d’en ressentir le souffle, peu de fioritures, que de l’essentiel.

C’est avec maitrise, élégance et retenue que le récit est brusquement retourné par un point final tel “...Elle regarde le ciel. Jeanne est morte...”. Il y a aussi beaucoup de choses en filigrane, des abimes des désirs aussi, parfois une intransigeance ou plutôt le rejet de la compromission qui gifle comme dans “Besoin d’air”!

Pierre Rognié

La Rivière

C’est évident, vous avez écrit un synopsis, quelque chose de cinématographique, on voit le story-board et surtout vous laissez de l’espace à l’interprétation. Vous montrez sans imposer, on est avec vous mais à coté, on sent le doute qui s’immisce, on cherche le symbole.

Ma culture littéraire est empirique et guidée par l’envie et la passion, mes auteurs favoris sont proches de cela, Brautigan, Bukowski, Kerouac, Djian, Céline...Des rebelles qui réinventent l’ecriture et naviguent, qui ont un style (pas donné à tout le monde ça, le style !)...

J’ai d’abord pensé à Kerouac puis surtout à Brautigan, vos allers-retours entre songe et réalité, j’aime beaucoup cela.

Je ne me risquerai pas a vouloir chercher ce que vous avez au fond de vous, je trouve ça ridicule chez les autres et un texte est une intention qui n’est pas forcément révelatrice de qui en est l’auteur, mais certains indices me laissent à penser que vous vous penchez régulièrement au bord de l’abyme (sors d’ici Nietsche !) et vous peux me compter parmi vos admirateurs.

Merci infiniment Clairette Gras, vous avez tout mon respect et mon admiration

Pierre Rognié

Pas « gnan gnan du tout »,

Clairette Gras, que l'on avait découverte au Café de la Poste, expose ses collages au Lindo café.

Des « œuvres » qui m'évoquent un peu De Chirico, un peu Dali, un peu Delvaux, un peu Magritte, tout ce que j'aime.

Il ne s'agit pas que de colle et de papier ! C'est un véritable travail d'inspiration et de recherche qui débouchent sur des tableaux saisissants de surréalisme, fruits de l'intelligence et de la créativité.
 
Blog pulcherrima.ekablog.com

Mars 2015

Première dedicace Saint Rémy de provence

Première dedicace Saint Rémy de provence

Temps de Pause

Je viens de finir ton recueil de textes.
Ce que je vais dire est à la fois un compliment et une critique : c'est très bien écrit !
Je m'explique : Ton style est propre, il est bon, rien ne vient grincer la roue de ta prose et c'est une excellente chose, c'est le plus dur en écriture et tu le fais parfaitement bien, ce n'est pas donné à tout le monde, crois-moi !

Après, pour moi, et là ça ne tient qu'à moi, c'est mon avis complétement subjectif de lecteur, je trouve que c'est trop propre, comme si tu n'osais pas prendre de risque, tant sur le fond que sur la forme, et d'ailleurs les rares fois où tu le fais, c'est-à dire quand tu parles de toi (on sait très bien lesquels, plutôt vers la fin) on a enfin cette folie, ce risque, cette petite chose en plus qui nous fait nous accrocher à ton écriture; j'ai l'impression qu'il faut que tu lâches que tu n'aies pas peur de la puissance que peut provoquer l'écriture.

Céline disait : "Ecrire c'est mettre ses tripes sur la table", je suis d'accord avec ça !

Ne pas se retenir !

Jean Simon Mandeau Libraire

"Voyages au bout de la Nuit" Saint Rémy de Provence

 

Etonnant pour certains.

- Mais ou est elle allée chercher ça….pas son vécu !

- Elle a dû piquer ces histoires à des gens qui les ont vécues.

-  Mais non, ce sont des sentiments, des bouts de vie, des arrachages de douleurs, des lambeaux de temps passés, des couches de paysages, des couleurs passées-ravivées.

- C’est étonnant quand tu la connais, tu as l’impression de la connaitre et là elle te livre des valises de mots que tu n’attends pas à priori de sa part.

Ben c’est que tu as dû rater quelque chose d’elle.

- Non je crois qu’elle s’est enrichi très vite à la bourse des sentiments et de la vie, une sorte de « nouvelles riche du verbe ».

Mais c’est vrai que FEMME, elle surprend comme ses semblables et c’est pour ça que je reste dans un regard naïf vers Z’ELLES, comme quand je contemple les étoiles.

Mystère tel est le mot que je leur associe, et j’aime ce mystère.

Alain Glasberg

 

Libres Collages
De son écriture concise et fulgurante découverte dans Temps de pause et Chuchotements, à ses collages originaux plongeant le spectateur dans une durée troublante et insaisissable, Clairette Gras n’a pas fini de nous éveiller.

De petites déchirures en petites coupures d’instantanés de vies d’ici et d’ailleurs, l’artiste estampe et estompe des temps et des espaces qui se fondent, se confondent, se superposent et s’enrichissent du regard de ceux qui osent s’y aventurer. Car il s’agit bien d’une aventure. Initiatique de surcroît.

Par une généreuse palette de fonds, de formes et couleurs cristallisés dans une ingénieuse unité, Clairette Gras tisse un carrefour de destinées individuelles et collectives vers lequel chacun peut en fragile funambule converger et se laisser aller à la contemplation.

Subtile et ouverte,  bien qu’attirante et absorbante comme le papier sur lequel s’imprègnent colle, peinture, écriture…l’œuvre ne retient pas prisonnier, n’enferme pas: elle permet à chacun de repartir enrichi et transformé par cette rencontre en choisissant  sa voie/voix d’interprétation.

Paul Eluard a écrit : «  le poète est celui qui inspire bien plus que celui qui est inspiré ». A titre personnel, j’oserai avancer que Clairette Gras ouvre à cette dimension et que dans cette perspective elle est une véritable artiste et mérite qu’on lui donne tout l’espace qu’elle mérite pour s’exposer et… s’imposer.
Une rencontre qui donne du sens à la vie.

Merci pour ces part(s) d’âge(s)…

Coralie Adato

 

       La mission de l’Artiste est souvent de faire réfléchir, éveiller les consciences ou ouvrir la porte possible vers un voyage intérieur. Cela est particulièrement vrai pour le travail de Clairette GRAS, pour qui la recherche d’une singularité s’impose sans doute comme une vérité, un absolu. Si son travail de collagiste ne peut se concevoir sans celui de nouvelliste, peut-être celui-ci parvient-il aujourd’hui à prendre une vie tout à part, incisive, percutante, onirique ou bien tout simplement devient-il évidence.

L’évidence profonde vient en effet du sentiment qui se dégage des œuvres et là où on aurait pu parler simplement d’un pont entre abstraction et figuration, là où l’on aurait pu se contenter de se laisser emporter par la richesse des techniques picturales, artistiques, ou ébahir par la profusion des références et où l’âme est nourrie instinctivement (Clairette Gras aime repousser toujours plus loin les frontières de son art), on est subjugué plutôt par la quête d’idéal, d’authenticité, poussée aujourd’hui à son paroxysme et qui emporte tout sur son passage.

Clairette Gras se définit elle-même comme une voyageuse imaginaire et son art nous fait en effet nous envoler vers d’autres mondes, mais qu’ils soient plus sensibles, ou qu’ils montrent du doigt quelques vérités, ce voyage inévitablement nous renvoie à des émotions intimes, profondément humaines.

Et c’est là que l’artiste capte le mieux l’œil, les sens et le cœur, c’est dans cette profonde humanité qu’elle revendique comme un vertige fragile, certes, au premier abord, et qui pourtant parvient à se distiller hors des toiles, hors des couleurs, telle une fulgurance.

La force de l’art de Clairette Gras réside donc en ce que le voyage intérieur devient universel, « attendons de voir » si « la guerre » tant dénoncée, ou si les injustices mises en exergue, vont finalement prendre le pas chez l’Homme.

Mais penchons (parions) plutôt sur une rédemption possible de Lui à travers l’Art, à travers l’amour universel et ce qu’il porte en lui de meilleur, en filigrane. Car ces œuvres ne sont pas à contempler seulement, à découvrir, ou à admirer, on l’a dit, quelque chose est distillé, inévitablement, et le travail de l’artiste se poursuit, se diffuse bien au-delà et bien après cette première approche…

Olivier Yves VINCELLO